En France, le nombre d’heures que les élèves passent en classe est l’un des plus élevés d’Europe. Particulièrement au Lycée, où un élève peut consacrer jusqu’à 40h par semaine à l’étude dans son établissement. Parallèlement, les programmes sont très riches et les semaines très denses. Le système pèse incontestablement sur la réussite des élèves, et l’UNI-Lycée se félicite dès lors qu’une telle réflexion soit lancée par Luc CHATEL.
L’UNI-Lycée, qui avait notamment plaidé en 2008 pour une rationalisation des options proposées aux lycéens, a toujours considéré que moins d’heures de cours n’étaient pas obligatoirement synonyme d’échec pour les élèves et de baisse de la qualité de l’enseignement pour l’institution. En tout état de cause, les réactions plus ou moins angoissées d’organisations syndicales ou professionnelles montrent que de nombreux intérêts catégoriels se trouvent mis en jeu par l’évaluation des rythmes scolaires actuels. Attentive au déroulement de ce débat qui s’amorce, l’UNI-Lycée apportera son point de vue, et veillera à ce que cette discussion ne soit pas prise en otage par des enjeux autres que l’intérêt général.

